1871 > History

The 1st Medium Regiment, 3rd Battery, operating the
5.5-Inch gun, West Down Ranges, England, 1942.

Le Régiment royal de l’Artillerie

Le Régiment royal comprend des unités d’artillerie de la Force régulière et de la Réserve. En 1880, la reine Victoria a approuvé la désignation « royale » pour les batteries et les écoles de l’artillerie.

En 1883, le gouvernement canadien a autorisé la formation du Régiment de l’Artillerie canadienne. En 1893, les unités de la Force régulière sont devenues Artillerie royale canadienne. En 1895, les unités de la Réserve y ont été intégrées. Le Régiment est devenu le Régiment royal de l’Artillerie en 1956.

Des artilleurs ont servi lors de la Rébellion du Nord Ouest (1885) et la guerre d’Afrique du Sud (1899-1902). Ils ont servi lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).

Ils ont ensuite servi durant la guerre de Corée (1950-1953) et en Allemagne de l’Ouest pendant la Guerre froide (1951-1992). Ils ont servi lors de la 1re guerre du Golfe (1990-1991), d’opérations en Afghanistan (2001-2014) et de nombreuses opérations de maintien de la paix.

Aujourd’hui, le Régiment se trouve dans des douzaines d’endroits au Canada.

 

Les premières années

Les artilleurs canadiens ont apporté des contributions depuis longue date et avec honneur. En 1534, Jacques Cartier a lancé les premiers tirs d’artillerie le long de la côte atlantique. Depuis, des pionniers ont servi dans les milices de la Nouvelle France et de l’Amérique du Nord britannique.

En 1793, la Loyal Company of Artillery se formait à Saint John (Nouveau Brunswick). L’unité existe encore, sous le nom de 3e Régiment d’artillerie de campagne, ARC. La guerre de 1812 et les Rébellions de 1837-38 ont aidé à promouvoir la formation de nouvelles unités de milice.

La guerre de Crimée (1853-1856) a fait en sorte qu’il y avait moins de membres de la Force régulière britannique en Amérique du Nord britannique. Le législateur canadien a adopté la Loi sur la milice de 1855, laquelle autorisait une milice de bénévoles dont le nombre peut aller jusqu’à 5 000, dont des batteries d’artillerie équipées et formées aux frais du gouvernement.

En 1855, cinq batteries d’artillerie formées de volontaires ont été constituées à Hamilton, Kingston, Montréal, Ottawa et Québec. Il s’agissait des premières unités de milice de la Réserve ou de Milice active non permanente.

 

La fondation des Batteries A et B

En 1871, la Grande-Bretagne a retiré la plupart de ses soldats impériaux, ce qui a poussé le Canada à établir les premiers éléments à temps plein ou réguliers de l’Armée canadienne.

L’ordonnance générale no 24, datant du 20 octobre 1871, autorisait la formation des Batteries A et B de l’artillerie de garnison et des écoles d’artillerie. Des artilleurs de la milice non permanente ont été transférés dans les batteries nouvellement formées.

La Batterie A s’est jointe à l’effectif de Fort Henry à Kingston (Ontario) sous le commandement du lcol French. La Batterie B a occupé la Citadelle de Québec sous le commandement du lcol Strange, qui est devenu le père de l’Artillerie canadienne.

En 1887, la Batterie C a été formée à Esquimalt (Colombie Britannique). Les Batteries A et B ont formé la Royal Canadian Horse Artillery en 1905. Durant la Première Guerre mondiale, elles ont été incluses à la Brigade de le RCHA, et durant la Deuxième Guerre mondiale, elles ont été intégrées au 1er Régiment d’artillerie de campagne, RCHA.